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6 448 licenciements potentiels chez ADP

Comment l’État, actionnaire majoritaire d’Aéroports de Paris, peut-il laisser son PDG envisager 6 448 licenciements ?, s’interroge la CFE-CGC.

ADP a mis à l’ordre du jour du CSE du 21 janvier l’ouverture d’une négociation de PSE. Envoyé aux élus, le document relatif à la réduction de la rémunération annuelle des salariés indique que « (…) le présent dispositif pourrait impliquer le licenciement de ceux des salariés qui seraient concernés par une modification de leur contrat de travail et qui la refuseraient, soit potentiellement 6 448 salariés. » Et ce, à peine un mois après la signature unanime d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) prévoyant déjà le départ volontaire de 1 150 salariés. Selon ADP, ces départs généreraient une baisse des charges de personnel de 30 M€ en 2020 et 60 en 2021. « Contre toute logique, les réductions de l’emploi et de la rémunération restent donc toujours la seule voie privilégiée, plutôt que d’envisager, comme l’a proposé la CFE-CGC, de négocier loyalement des mesures d’économie justement réparties, strictement limitées aux besoins créés par la crise sanitaire et réversibles, car soumises à une clause de retour à meilleure fortune », s’offusque l’OS dans un communiqué.

La réalité des économies liées à des licenciements serait douteuse car ADP a une convention avec l’UNEDIC lui permettant de ne pas cotiser pour le chômage et doit en contrepartie rembourser à l’organisme les indemnités chômage dues aux salariés quittant l’entreprise à quoi s’ajoute le coût du PSE…

Photo © Alain Leduc pour Groupe ADP

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