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Les bons élèves de la QVT

La 16e semaine de la Qualité de Vie au Travail (QVT) organisée par le réseau Anact-Aract s’est déroulée du lundi 17 juin au vendredi 21 juin 2019 dans toute la France.

En octobre 2018, ADP a fait réaliser une étude par Opinion Matters, agence indépendante d’études de marché sur un échantillon représentant 10 585 salariés en Europe, dont 1410 français. Les résultats sont édifiants : près d’un salarié français sur cinq (19 %) subit un stress quotidien au travail. En parallèle, « 72 % affirment que leur employeur ne s’intéresse pas à leur bien-être ou ne s’en soucie qu’en surface ; 32 % déclarent ne pas être suffisamment à l’aise pour évoquer leur mal être dans un cadre professionnel« . L’étude souligne que parmi les moins réticents, 58 % pourraient en discuter avec des amis ou des collègues proches, tandis que près de 20 % sont prêts à s’ouvrir à leur manager. A peine 11 % oseraient en informer les ressources humaines. Les plus jeunes générations seraient apparemment plus à l’aise que leurs aînés à l’idée d’évoquer leurs difficultés : parmi les personnes âgées de 16 à 34 ans, plus des trois quarts (79 %) se disent prêtes à soulever un problème de bien-être au travail s’il se présentait, contre seulement 61 % des plus de 55 ans.

Là où la QVT prend tout son sens

Voilà pour l’étude ADP. Plus enthousiasmants, les témoignages de Mazars, AramisAuto et Eurecia qui ont entrepris des démarches pour contribuer au bien-être de leurs collaborateurs. Afin de répondre aux attentes de ses salariés dont la moyenne d’âge est de 29 ans, le cabinet Mazars a réaménagé son environnement de travail (avec mise en place du flexoffice) pour favoriser les échanges, la construction collective, et pour améliorer le bien-être de chacun. Le télétravail est favorisé et des espaces de coworking sont mis à disposition des collaborateurs. Les collaborateurs sont encouragés à s’engager sur des sujets leur permettent d’assouvir leur « quête de sens », sur les sujets d’éco-citoyenneté, de digitalisation, d’intrapreneuriat. Chez AramisAuto, un nouveau mode de gestion des ressources humaines, inspiré des méthodes du lean management, a été mis en place il y a deux ans. Cette méthode vise à l’amélioration des performances de l’entreprise par le développement de tous les salariés en recherchant les conditions idéales de fonctionnement. Quand il y a un problème, la cause racine est identifiée. Enfin, depuis janvier 2018, AramisAuto utilise la plateforme Supermood : chaque mois, un micro-sondage de six questions est envoyé à l’ensemble des 530 salariés de l’entreprise en France. L’objectif est de mesurer leur engagement et leur satisfaction. Cela permet de mieux cibler les points de frustration et donc de travailler efficacement sur la satisfaction des collaborateurs. L’objectif est d’offrir aux employés un environnement transparent et satisfaisant afin d’être en mesure de développer leurs compétences.
Quant à Eurecia, PME toulousaine de 70 salariés éditant un logiciel pour libérer les TPE-PME des contraintes chronophages (gestion des frais, des congés, des absences, feuilles de temps, formations, entretiens d’évaluation, mise à disposition des bulletins de salaires…), un nouveau module dédié au bien-être au travail a été lancé il y a un an. Ce dernier permet de mesurer le niveau de bien-être des salariés et de remonter des alertes en cas de détérioration du climat social de l’entreprise. Le leitmotiv d’Eurécia est performance de l’entreprise et bien-être des salariés. Tout est mis en œuvre pour que la qualité de vie au travail ne soit pas un simple concept, mais une vraie philosophie permettant d’assurer un bon équilibre entre vie privée et professionnelle. Eurécia n’hésite pas à proposer à ses collaborateurs d’aménager leurs horaires de travail et à encourager le télétravail. Et quand il s’agit des congés, le mot d’ordre est à la déconnexion. Les collaborateurs d’Eurécia se disent fiers (69 %) et trouvent du sens (85 %) dans ce qu’ils accomplissent au sein de l’entreprise. Entre les afterworks et barbecues improvisés dans la rue, massages et animations internes, Eurécia a développé au fil des années une vraie  » culture du sourire « .

(photo : le nouvel environnement de travail chez Mazars)

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