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Plus d’un an de recul pour le CSE Sanofi Pasteur Val-de-Reuil

Franck De Bortoli est à la fois élu au CSE central Sanofi Pasteur, membre du CSE de Val-de-Reuil (passé au CSE en 2018) et délégué syndical central CFTC. Un rôle qui le fait répondre de 4 sites en France. Depuis peu, il est également membre de l’ANCSE.

Quels enseignements tirez-vous de votre passage au CSE ?

Nos élections sur Val-de-Reuil se sont déroulées en novembre 2018. Nous avons voté sur trois collèges et sommes désormais 24 suppléants, 24 titulaires, avec 7 postes dévolus à la CCSCT et avons négocié 7 représentants de proximité. Certaines entités du groupe n’opèrent leur transformation que maintenant. Comme par exemple, la branche pharma (Sanofi Winthrop). En ce qui concerne le CSE Val-de-Reuil, nous avons gagné les élec- tions, en montant une équipe nombreuse sur les trois collèges et un beau programme social. Historiquement, la CFDT était en poste depuis 12 ans. Nous n’avons hélas pas obtenu beaucoup plus que ce que le cadre réglementaire prévoit. Les titulaires disposent de 26 heures de délégation. Pour la première fois, nous avons eu recours au vote électronique. Une ini- tiative qui nous a permis d’éviter les litiges, des recomptages et beaucoup de paperasse. Sur le volet « représentativité », la CFTC a obtenu 34 % sur le site de Val-de-Reuil et demeure majoritaire sur trois gros sites de production en France sur quatre, à hauteur de 32 %. À noter qu’à Val-de-Reuil, la CFDT arrive en deuxième position avec 27 %, la CFE-CGC décroche 18 %, la CGT, 16 %, et la FO, 5 %.

Quelle est l’actualité du CSE à date ?

Nous planchons sur le règlement intérieur du CSE Val-de-Reuil comportant des spécificités internes. Toutes les OS sont mobilisées. Nous prenons le temps de son élaboration, car nous souhaitons être le plus exhaustif possible en ajoutant, par exemple, l’aide d’un adjoint pour le secrétaire de la CSSCT (à l’instar du secrétaire du CSE épaulé par un bras droit). Nous nous efforçons d’évaluer au plus juste les heures du CSE dévolues à la gestion des œuvres sociales pour les augmenter. À titre informatif, elles sont au nombre de 230 contre 5 000 heures auparavant gérées par quatre DP à plein temps. Nous n’envisageons pas un tel volume, mais force est de constater un gap important. Une chose s’avère toutefois positive avec les ordonnances Macron : la possibilité de faire glisser des heures d’un élu à un autre. En parallèle, nous attendons pour la mi-décembre, la feuille de route du nouveau CIO, Paul Hudson, arrivé à la tête de Sanofi début septembre. Un grand communiquant au regard de son prédécesseur. Très bientôt, nous nous attellerons aux NAO résultant d’une décision « groupe », sur lesquelles nous n’avons que peu de marge de manœuvre.

Pourquoi avez-vous adhéré à l’ANCSE ?

Zahir Mechkour, président de l’ANCSE, est une connaissance personnelle qui travaille à 300 m de notre site. Il a été plus qu’efficace quand nous avons eu besoin d’éléments juridiques pointus. En juin, il m’a parlé de son projet d’association innovant qui m’a immédiatement convaincu. De concert avec le secrétaire du CSE, nous avons donc adhéré pour partager nos idées avec d’autres élus issus de sites de tailles différentes et de toutes tendances syndicales. Rien de tel n’avait été mis en place jusqu’ici. Quant au coût de la cotisation, il demeure attractif surtout pour les petits CSE qui ont peu de moyens et au regard des services offerts. En outre, cet été, nous avons participé à une conférence en région, facile d’accès pour les Normands, avec des universitaires et des avocats spécialisés en droit du travail. À l’avenir, nous envisageons d’apporter nos retours d’expérience sur le CSE notamment.

Propos recueillis par Aude Aboucaya.

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